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Le Qatar et l’Algérie se rapprochent comme l’Observatoire du Qatar rapporte que “Le ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a effectué une visite à Doha, les 24 et 25 mai 2016, à l’invitation du ministre qatari de l’Energie et de l’Industrie, Mohamed Bensalah Al-Sada.  Cette visite a permis de faire le point sur les différents projets industriels Qataris en Algérie mais aussi de discuter des perspectives de partenariat à long terme.

Q & DZ meet

Cette rencontre économique entre Algérie & le Qatar s’inscrit dans le cadre de la redynamisation des relations de coopération entre les deux pays, principalement dans le domaine de l’énergie et de l’industrie.

Un temps ralenti par des considérations politiques antagonistes, notamment au début des Printemps Arabes qu’Alger regardait avec suspicion, ce partenariat semble aujourd’hui résolument relancé.

A titre d’illustration de ce renouveau, on peut citer le complexe sidérurgique de Bellara, ce projet dont la première pierre de réalisation avait été déposée en mars 2015 avec un coût de réalisation de 2 milliards de dollars, est le plus important projet d’investissement commun entre l’Algérie et le Qatar. Il va permettre la création de plus de 1 500 emplois directs et 15 000 indirects et répondre aux besoins croissants du marché national en matière de sidérurgie. Le capital social de ce complexe est détenu à hauteur de 51% par l’entreprise publique Sider et le Fonds national d’investissement (FNI), et à 49% par Qatar international (joint-venture entre Qatar Steel et Qatar mining). Le projet devrait à l’horizon 2019 produire 5 millions de tonnes d’acier par an. L’objectif est de faire face à une demande nationale en constante augmentation en produits sidérurgiques.

Ce complexe contribuera à la réduction de la facture d’importation des produits d’aciérie qui est estimée à 10 milliards de dollars par an, soit 20% du total des importations algériennes. Son intérêt stratégique est important puisque la réduction de la dépendance de l’étranger pour des produits de nécessité est un des objectifs centraux des décideurs à Alger.

L’entente entre les deux pays ne s’arrête pas à ce secteur. Ils sont en effet liés par divers accords commerciaux dont unmémorandum d’entente portant sur des investissements dans l’immobilier et le tourisme. Celui-ci avait été signé en 2015 entre l’Agence nationale de développement du tourisme (ANDT) et le groupe qatari Diar.

Bien que l’Algérie et le Qatar entretiennent une vision opposée sur certains dossiers sensibles en matière de politique étrangère (notamment sur la Libye et la Syrie), il est désormais clair que le pragmatisme économique adopté de part et d’autre l’a emporté sur les considérations diplomatiques. L’Algérie, malgré sa fragilité sociale et sa crise de gouvernance mais présentant de solides atouts comme un positionnement économique idéal, est en passe de devenir une destination de choix des investissements qataris.”

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